Sous les spots
50 ans de dessins d'humour
Cette exposition présente une sélection de dessins extraits du livre « Antonio, 50 anos de humores – 1974-2024 » publié en 2024. António (António Moreira Antunes) est né à Vila France de Xira, Lisbonne, Portugal, le 12 avril 1953. Il a suivi un cours de peinture à l’école artistique spécialisée Antonio Arroio de Lisbonne. Il a commencé à dessiner en mars 1974 pour le journal Republica et il est le dessinateur attitré de l’hebdomadaire Expresso depuis fin 1974. Il est l’auteur de l’ensemble « Figures de Lisbonne », composé de 50 caricatures de personnalités importantes de la vie politique, culturelle et artistique de la ville, réalisées en pierre encastrée, qui animent le hall de l’aéroport de Lisbonne. Il est commissaire du Festival Cartoon Xira et directeur du World Press Cartoon Salon.
Coup de coeur
Liberté d'expression
Aujourd’hui, face à la crise de la presse, aux risques de procès et d’attaques personnelles, à la dévalorisation du graphisme et à l’avènement de l’IA, dessiner est un acte de résistance, ou du moins de grande obstination...
D’où le titre de cette exposition qui présente des dessins de divers types : caricatures (dont celles de personnages d’autrefois), dessins humoristiques (sur des thèmes qui me sont très chers), et dessins d’actualité.
Pourquoi ce recueil ? Parce qu’il représente mon parcours : je suis caricaturiste, illustratrice et professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Venise. J’ai toujours cherché (et parfois même trouvé !) l’équilibre nécessaire pour permettre à ces multiples « âmes » en moi de coexister. Le dessin même est une forme de communication qui utilise des registres multiples et différents.
Dans le dessin de presse, domaine auquel je me consacre particulièrement depuis 15 ans, deux mondes se rencontrent : celui de l’art et celui du journalisme. Permettez-moi une métaphore. Le/a dessinateur/trice de presse est un peu comme un funambule : il évolue sur une corde tendue entre le journalisme, avec son besoin d’information et de véracité du contenu, et l’art, qui ouvre au lecteur des chemins de compréhension différents et plus profonds.
Dans mes dessins, comme un funambule, parfois je suis un peu plus proche de l’actualité (avec la politique et les caricatures), d’autres fois je me rapproche du dessin expressif et poétique. L’humour comme balancier… ce qui dans mon cas ne veut pas dire nécessairement chercher le “comique” et le rire.
Mes dessins visent avant tout à faire réfléchir les lecteurs, à poser des questions, à susciter des doutes. Et certainement, dessiner m’aide moi-même à explorer plusieurs directions, d’une manière vachement obstinée et contraire.
Frank Hoppmann (né le 2 avril 1975 à Lingen) est un dessinateur, caricaturiste et illustrateur allemand. Hoppmann a grandi à Emsbüren, dans la région de l'Emsland, et a fréquenté le lycée Georgianum à Lingen (Ems). Après avoir obtenu son baccalauréat en 1994, il a étudié le design avec une spécialisation en dessin, illustration et arts graphiques à la Fachhochschule de Münster.
Pendant ses études, il s'est largement consacré au dessin, travaillant notamment comme dessinateur judiciaire pour des chaînes de télévision et des quotidiens. Dès 1997, il a publié ses premiers dessins dans le magazine satirique Eulenspiegel.
En 2002, il a obtenu son diplôme avec un travail intitulé « L'amour des spiritueux a de nombreux visages », une série satirique et critique envers la société comprenant plus de 50 portraits grand format et environ 200 croquis de femmes et d'hommes ivres. Depuis 2002, il travaille en tant que dessinateur indépendant.
En 2005, il a reçu le prix d'encouragement e.o.plauen à Plauen. C'est là qu'a eu lieu sa première rencontre avec le dessinateur Tomi Ungerer, qui a remporté le prix principal. Aujourd'hui, une œuvre de Hoppmann est exposée au Musée Tomi Ungerer – Centre international de l'illustration à Strasbourg. Il s'agit d'un portrait de Tomi Ungerer.
En 2007, il a reçu la bourse d'artiste de l'Emsländische Landschaft e.V. ; celle-ci lui a permis d'effectuer des séjours de travail prolongés au château de Clemenswerth et dans une villa du parc municipal de Nordhorn. S'ensuivirent des expositions et des participations à des expositions en Allemagne et à l'étranger.
En 2008, F.W. Bernstein l'a invité à participer à son exposition anniversaire à l'occasion de son 70e anniversaire.
À l’automne 2012, il a été mis à l’honneur avec un ouvrage dans la collection « Meister der komischen Kunst » (Maîtres de l’art comique). Cette collection présente les artistes germanophones les plus importants qui, depuis environ 1950, accompagnent et expliquent l’actualité et notre société à l’aide du crayon, du pinceau et de la puissance des mots, et qui capturent le comique avec le sérieux qui s’impose.
Il rejoint ainsi F.K. Waechter, Chlodwig Poth, Ernst Kahl, Gerhard Glück, Marie Marcks, Robert Gernhardt, Rudi Hurzlmeier, F.W. Bernstein ou Hans Traxler.
En 2015, la maison d’édition berlinoise Schaltzeit Verlag a développé, en collaboration avec l’auteure Dörte Grimm et Frank Hoppmann, le livre pour enfants « Les aventures de Pit et Peggs – Le voyage vers la parade des fleurs ».
À l’origine, il s’agissait d’une histoire pour enfants destinée à un film d’animation de 1936, conçue par le peintre juif Felix Nussbaum en collaboration avec son ami Michael Loewen. Le dessin animé mettant en scène les personnages de Pit et Peggs n’a toutefois jamais vu le jour. Mais 29 photographies en noir et blanc des dessins originaux ont été conservées.
Frank Hoppmann vit et travaille à Münster. Il dessine pour des journaux et des magazines, notamment le Welt am Sonntag, le magazine Rolling Stone, le magazine satirique Eulenspiegel, le Manager Magazin, ainsi que pour d’autres publications telles que le Stern ou la Süddeutsche Zeitung.
Expositions collectives
Au travers d'une trentaine de caricatures, on se remémore le grand Jacques
C'était au temps où...
Le dessin à l'eau, c'est bien plus beau
Cette exposition proposée par France Cartoons a été présentée à Pont-en-Royans, située à la limite de l’Isère et de la Drôme, au pied du Vercors en 2024 – 2025 ; c’est un des plus beaux villages du Dauphiné, célèbre pour ses maisons colorées suspendues dans le vide.
Il y a de l’eau partout, deux rivières, des cascades, un pont. Le maire Yves Pillet, disparu récemment, y a créé le Musée de l’Eau, dédié à l’eau sous toute ses formes. Un lieu idéal pour exposer des dessins satiriques sur ce thème si urgent.
Des dessins de 30 artistes du monde entier sont présentés sur le thème de l’eau, la sécheresse, les inondations, la pollution, les marées noires, le manque de ce bien précieux ou encore la surpêche.
Retrouvez les dessins de : Alf, Ballouhey, Barrigue, Batti, Biz, Boligan, Bridenne, Cagle, Daullé, Decressac, Delambre, Englehart, Giemsi, Jak, Lerouge, Marco de Angelis, Million, Nardi, Phil, Pichon, Pitter, Placide, Rousso, Samson, Sanaga, Sondron, Tignous, Trax, Vomorin et Ysope.
Fondée en 2001, France-Cartoons fédère plus de 200 dessinateurs et dessinatrices d’humour, de presse et de caricature, venant de France bien sûr, mais aussi d’Italie, de Belgique, du Canada, d’Algérie, de Suisse, des États-Unis, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, du Danemark, d’Allemagne, du Brésil, de Turquie, du Portugal, de Tunisie, de Jordanie ou encore de Lettonie.
France Cartoons et Cartooning for Peace s’allient sur tous les fronts pour défendre ce métier merveilleux et les cartoonistes menacés dans leur pays. Le dessin de presse satirique est nécessaire à la démocratie : de tout temps il a dénoncé par le rire et l’irrévérence les excès de pouvoirs, les injustices, les intégrismes et les dysfonctionnements de notre société.
Proposé par JM Renault
Il y a juste un siècle, l’Occident se jetait à corps perdus dans une guerre effroyable, mais « nécessaire » puisque l’enjeu pour la France était de taille : reprendre à l’Allemagne l’Alsace et la Lorraine perdues en 1870 lors de la défaite de Sedan.
La « Revanche » était donc inéluctable, en premier lieu pour les Français qui devaient laver leur honneur à la face du monde, mais aussi pour l’empereur Guillaume II qui ne cachait guère ses ambitions territoriales en Europe.
L’assassinat de l’Archiduc héritier François-Ferdinand d’Autriche par un étudiant bosniaque à Sarajevo le 28 juin 1914 mit le feu aux poudres et déclencha une réaction en chaîne qui conduisit à la mobilisation générale et à l’entrée en guerre des grandes puissances européennes.
À la guerre comme à la guerre, tous les coups et toutes les supercheries furent permis. Afin de faire vibrer la fibre patriotique, de nombreux journaux participèrent au « bourrage de crâne » et les dessinateurs satiriques mirent souvent leur talent au service de la propagande.
Des journaux furent même créés spécialement pour les soldats, parfois directement dans les tranchées. Quelques irréductibles tentèrent bien de publier des dessins critiques, mais ils furent rapidement rattrapés par la censure.
Tous les dessins de cette exposition sont extraits de rares publications centenaires signées par les meilleurs artistes de la « Belle Époque », période qui se termina dans l’une des plus grandes tragédies de l’histoire moderne.
Oeuvres originales, aquarelle, acrylique, encre et interactives, nous enmènent dans le monde de Jawad Morad
Évangéliste missionné parmi les mineurs du Borinage, en Belgique, Vincent Van Gogh trouve sa vocation artistique après une longue marche vers Courrières, où résidait le peintre Jules Breton. Deux cents kilomètres aller retour ! C’était en mars 1880, sous la pluie. A son retour, le rebelle Vincent – que son père pasteur voulait placer dans un asile !- était un autre homme. Comme confié à son frère, il était décidé à se lancer corps et âme dans la peinture : « j’ai vu Courrières, j’ai retrouvé mon énergie, tout a changé pour moi ». Quelle histoire bien trop méconnue ! Bruno Vouters raconte la naissance de cette vocation mais part aussi sur la piste des amours de Van Gogh. Ce sacré Vincent lui ayant fait tourner la tête et l’ayant entraîné vers de stupéfiantes découvertes, il a invité une quinzaine de dessinateurs de talent à le rejoindre dans un album décalé, débridé, espiègle, enjoué…
Un recueil des dessins et caricatures des auteurs présents à BIPC 2026