Moine
France
Né à Chasseneuil en janvier 1951, à quelques kilomètres de chez Raffarin, Philippe Moine exerce la profession d’architecte à Pau depuis 1982. En 1995, il débute dans la caricature en dessinant ses amis et parmi eux de nombreux architectes. Il présente sa première exposition consacrée aux architectes palois en 1997.
De 1997 à 1999, il publie des caricatures des joueurs de rugby de la Section Paloise dans trois quotidiens régionaux : Sud Ouest, La République des Pyrénées et L’Éclair des Pyrénées. Ces dessins seront ensuite regroupés dans un album intitulé La Section en têtes.
En 1999, il organise le premier — et dernier — festival de la caricature et de l’art graphique de Gan. Il participe ensuite à divers festivals de caricature et de dessin de presse en France, notamment à Saint-Estève, Saint-Just-le-Martel, Louviers, Samer, Corbeil-Essonnes et Orléans.
En 2004, une exposition d’une quarantaine de caricatures consacrées aux arts et à la culture, intitulée CARICULTURES, est présentée à la médiathèque de Billère, dans l’agglomération de Pau.
Architecte le jour et caricaturiste la nuit, il a sévi dans plusieurs quotidiens et mensuels régionaux du Sud-Ouest et a reçu pour son travail nocturne plusieurs prix dans des festivals français et étrangers, dont un prix spécial en 2004 au Salon international de la caricature de Zemun (Belgrade) en Serbie-Monténégro, ainsi que le Prix Yvan Audouard du Festival de dessin de presse et d’humour de Louviers en 2005.
Il a pris l’habitude de caricaturer les dessinateurs eux-mêmes et de leur présenter leur « gueule » en grand format lors des festivals, transformant ainsi les croqueurs en croqués. Ce travail a pour but de mettre un visage sur les noms, plus ou moins connus, de ces professionnels de l’humour dont on peut apprécier les dessins dans la presse d’entreprise, régionale, nationale ou internationale, à la télévision ou sur le web.
À partir de là, en plus de leur physique, il a eu envie de faire découvrir au grand public la large palette d’expression de ces talentueux dessinateurs, dont le travail est malheureusement de plus en plus délaissé par la presse écrite, tant pour le dessin de presse que pour la caricature. On retrouve dans tous ces dessins un humour décapant, grossier, tendre, provocant ou engagé, dénonçant dans un sourire les travers de nos sociétés, mais aussi l’espoir, le désespoir, l’absolu de liberté, parfois jusqu’à la mort.